jeudi 31 janvier 2013

Un Weekend culturel... (épisode 1) Fahrenheit 451 au théâtre


Le weekend dernier, j'ai fait mes deux sorties culturelles de l'année, YOUPI!!!

Fahrenheit 451 au théâtre de la Commune d’Aubervilliers



Le speech:

Fahrenheit 451

de
Ray Bradbury
adaptation, mise en scène et son
David Géry
avec Quentin Baillot, Lucrèce Carmignac, Simon Eine sociétaire honoraire de la Comédie-Française, Gilles Kneusé, Alain Libolt, Clara Ponsot et Pierre Yvon
En 2004, David Géry réussit le pari d’adapter pour la scène Bartleby d’Herman Melville. Aujourd’hui, il s’attaque à un autre grand classique de la littérature nord-américaine,Fahrenheit 451, roman d’anticipation, avec pour même fil d’Ariane le thème de la résistance, celle d’un homme face à un système. Ray Bradbury projette dans un futur lambda la crainte d’une société conformiste où la culture est bannie, les livres brûlés par des pompiers incendiaires. Des autodafés qui nous semblent bien loin de nos réalités ; et pourtant, en 1953 déjà, au moment de sa publication, cette allégorie avait valeur de cri d’alarme dans des États-Unis d’Amérique où le maccarthysme mettait à l’index nombre d’artistes. Et que dire aujourd’hui de la dictature du divertissement qui nous menace de repli individualiste, de paresse intellectuelle, voire – comme le titrait il y a quelques années un grand hebdomadaire – de « décervelage » collectif. L’Histoire n’a-t-elle pas besoin de telles fables intemporelles pour nous détourner de certaines tentations ? En recentrant son adaptation sur le héros dont soudain la conscience s’éveille, David Géry nous installe dans un véritable objet de théâtre, passé au plateau pour nous éclairer sur nous-mêmes.
Gavez les gens de données, inoffensives, incombustibles, gorgez-les de « faits », qu’ils se sentent bourrés de faits, mais absolument « brillants » côté information. Ils auront alors l’impression de penser, ils auront le sentiment du mouvement tout en faisant du surplace. Et ils seront heureux parce que les connaissances de ce genre sont immuables. Ne les engagez pas sur des terrains glissants comme la philosophie ou la sociologie pour relier les choses entre elles. C’est la porte ouverte à la mélancolie. […] Tout ce que je réclame, c’est de la distraction. 
Beatty, capitaine des pompiers, in Fahrenheit 451 adapté par David Géry

Mon avis:
J'avais vu le film de Truffaut, puis lu le livre de Ray Bradbury, et adoré les deux. Donc quand j'ai vu dans mes cadeaux de noël qu'on allait voir une pièce de théâtre sur ce thème, j'étais trop contente.
Cette pièce est jouée à Aubervilliers jusqu'au 3 février, donc samedi, mais elle va tourner dans d'autres théâtres. Je ne peux que vous conseiller d'y aller. 
La mise en scène est très moderne, tout en laissant le texte au centre. Cette pièce fait écho à la société actuelle et à l'actualité. Elle propose une réflexion sur la place des médias dans notre société et sur la censure politique. Le livre en tant qu'objet culturel prend ici tout son sens...
Le petit +: Nous avons mangé au Bar du théâtre, c'était délicieux, fin et bien présenté. Une vraie surprise!

Et vous? Êtes-vous aller au théâtre récemment? 
Racontez moi vos sorties culturelles...
A bientôt 

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